Dans l'épisode précédent, j'avais décrit l'arrangement en mémoire vidéo des caractères semi-graphiques et un moyen d'accéder directement en mémoire à celui qui nous intéresse.
Le but est toujours de pouvoir allumer un élément constitutif d'un caractère semi-graphique, que je nomme « gros pixel ». Et l'article précédent s'arrêtait au moment où je pouvais récupérer, via une paire d'appels à commande PEEK, les deux valeurs décrivant le caractère affiché à l'écran.
Premier test, après avoir effacé l'écran avec INIT, j'affiche les deux valeurs correspondantes à la colonne 1, ligne 0.
Les deux valeurs obtenues et visibles sur la capture d'écran sont 79 et 0. Pour comprendre ce qu'ils signifient, je reprends ici un morceau de l'article sur l'arrangement de la mémoire vidéo qui décrit la structure de ces deux valeurs.
On y lit que la première valeur a cette structure :
Après avoir fait un mini tour des commandes graphiques, puis étudié la structure des caractères semi-graphiques du VG5000µ, il est temps d'implémenter la possibilité d'allumer un point particulier de l'écran.
Comme je vais utiliser les caractères semi-graphiques, ce « point » sera sur la grille de résolution de 80 par 75. En effet, il y a 40 caractères par ligne qui ont chacun une largeur de deux éléments, et 25 caractères par colonne qui ont chacun trois éléments en hauteur.
L'idée pour allumer ou éteindre un point est donc d'abord de trouver quelle position de caractère semi-graphique est influencée, puis de modifier le caractère à cette position. Pour modifier le caractère, il faudra lire celui déjà présent, calculer le nouveau, puis écrire le nouveau.
Transformation de coordonnées
Pour visualiser la transformation de coordonnées, voici un tableau.
Cet article est la version française de cet autre que j'ai écrit suite à une demande d'aide dans le forum System.cfg forum. Je me suis dit que c'était le moment de mettre à plat mes notes, même si du coup cela cassait un peu la progression des articles en français sur l'affichage.
Cela donne un article un peu plus austère que d'habitude, et un peu plus dense.
Pour commencer, le processeur vidéo du VG5000µ est un EF9345. On peut y accéder de deux façons, soit en discutant directement, soit à travers la RAM lorsqu'on utilise le BASIC embarqué dans la machine. La manière directe est plus puissante, la seconde est plus simple.
Le signal de début d'affichage (Blank Start) du processeur vidéo est connecté à la broche d'interruption du Z80. Cela provoque une interruption IRQ qui, dans le mode dans lequel le BASIC initialise le Z80, fait un appel …
Une fois le VG5000µ démarré, on pourrait imaginer afficher des formes à l'écran en allumant des pixels avec des couleurs prises dans une palette donnée. Au même moment, c'est ce que font d'autres ordinateurs sur le marché. Avec de grandes limitations, certes, mais des commandes en BASIC sont fournies à l'utilisateur pour afficher des points, voires même tracer des lignes.
Il n'en est rien.
Les commandes en BASIC méritent d'être étudiées avant de se lancer. La manuel d'utilisation consacre quatre pages d'explications à l'affichage graphique et auront pu, je pense, décourager tous ceux qui ne cherchaient pas un minimum à conduire quelques expériences. Par chance, avoir un ordinateur à cette époque, c'est avoir un peu l'esprit curieux.
Deux commandes, CURSORX et CURSORY, suivies d'une nombre, permettent de placer la position courante d'affichage sur l'espace à l'écran, divisé en 25 lignes de 40 colonnes. Les caractères affichés avec PRINT qui suivent …
Le BASIC est LE langage de programmation phare de l’époque de l'informatique personnelle des années 1980. Quasi tous les ordinateurs de la génération dite « 8 bits » démarrent sous un environnement immédiatement programmable en BASIC. Les magasines spécialisés enseignent le BASIC et la majorité des programmes diffusés par ce moyen sont en BASIC, au moins dans un premier temps et lorsqu'il y a une dimension pédagogique. On trouve aussi de nombreux livres ayant pour contenu des programmes en BASIC à recopier sur sa machine.
Au moment de cette diffusion massive (toute proportion gardée, la micro informatique reste un objet de curiosité), le BASIC à déjà quelques années d'activité, sa création datant du milieu des années 60.
À sa création, le BASIC se situe dans la classe des langages de programmation à vocation mathématiques. C'est un langage destiné à résoudre des problèmes numériques. L'autre grande classe de langages de programmation à …
Lorsqu'on allume un ordinateur personnel dans les années 80, il y a de bonnes chances de se retrouver dans un environnement BASIC. La machine présente, après quelques lignes d'introduction, une invite de commande à partir de laquelle l'utilisateur peut diriger les opérations. Ces opérations sont alors de deux types : lancer un programme, ou bien programmer (voire lancer un programme pour programmer).
Il y a plusieurs exceptions à ce schéma. Le TO7, par exemple, a besoin d'une cartouche pour démarrer son environnement ; celui livré avec la machine est cependant un BASIC. Le Jupiter Ace quant à lui démarre avec un environnement en FORTH.
Le VG5000µ fait parti de la catégorie des ordinateurs avec BASIC intégré. Dès l'allumage, on peut se lancer dans de l'expérimentation ou de la programmation.
Dire qu'un ordinateur fonctionne avec BASIC n'est qu'une partie de la définition. Il n'y a pas un BASIC, mais plusieurs dialectes du même …