Lors du précédent article, l'ajout de variables et de la pile des paramètres nous a approché de l'objectif actuel : afficher des caractères à l'écran. Ou plus exactement, remplacer l'affichage de la chaîne de caractères depuis l'assembleur au démarrage du programme vers la partie Forth.
Pour commencer et s'assurer que j'ai du code qui peut transformer des coordonnées en adresse PPU et afficher un caractère, je crée un mot TEST_EMIT qui va prendre ces coordonnées et afficher un unique caractère comme curseur. Comme je n'ai que 26 lettres majuscules actuellement dans mes données graphiques, il est temps d'aller modifier les données. J'ajoute en caractères 255 un carré plein. Cela fera un bon curseur.
Il me faut aussi deux variables pour stocker les coordonnées du curseur : CURSOR_X et CURSOR_Y que j'initialise à l'emplacement où je veux afficher le curseur au démarrage (en effet, je n'ai pas encore de moyen …
L'étape d'aujourd'hui va permettre de se diriger vers l'affichage d'un texte à l'écran depuis la boucle Forth. Pour cela, il faut revenir un peu sur le fonctionnement de la Famicom.
Le processeur qui s'occupe de l'affichage est le PPU (Picture Processing Unit). Ce processeur a son espace d'adressage mémoire propre de 16 ko dont le routage est configuré par la cartouche insérée. Dans la console, 2 ko de RAM sont dédiés au PPU, assez pour stocker les informations de deux écrans (index de caractères et attributs). La cartouche doit apporter a minima les informations de caractères (en ROM généralement, mais peut aussi offrir un espace RAM pour les construire) ; elle peut aussi étendre le nombre d'écrans (jusqu'à 4) ou ajouter un système de banking de pages.
De manière générale, tout le mapping de la mémoire du PPU est contrôlé par …
Depuis le début de l'implémentation de ce Forth sur 6502, j'ai parlé de « pseudo mots ». Ces mots ont un CFA (Code Field Address) et un PFA (Parameter Field Address), mais pas d'entête de mot ni de principe de dictionnaire.
Or pour qu'un mot soit complet en Forth, il faut ces deux autres concepts. Dans cette implémentation je vais utiliser deux autres sections : le NFA (Name Field Address) et le LFA (Link Field Address).
Ce qui donne la structure complète suivante :
NFA : entête du mot, dont le premier octet est la longueur du nom du mot, suivi du nom lui-même. Seuls les 5 bits de poids faible sont utilisés pour la longueur (ce qui limite la longueur des noms à 31 caractères). Le bit de poids fort est toujours à 1, les deux autres bits seront vus plus tard. De plus, le dernier octet du nom a …
Jusqu'à présent, la boucle principale du programme en Forth était basée sur un hack. Ce hack consistait à réinitialiser l'IP (Instruction Pointer) à la fin du traitement. C'est un peu comme si à chaque fois qu'on avait fini le traitement, on relançait le programme depuis le début.
Il est temps d'implémenter un nouveau mot Forth : BRANCH. Ce mot, suivi dans le PFA par un offset, opère un saut inconditionnel en additionnant cet offset à l'IP courant. En choisissant un offset négatif, l'exécution va revenir en arrière et donc créer une boucle infinie.
Le pseudo code est le suivant :
(IP) -> X lit l'offset pointé par l'Instruction Pointer
L'IP ayant été positionné sur l'emplacement après le mot BRANCH
par NEXT.
IP + X -> IP ajoute l'offset à l'IP
NEXT appelle NEXT pour continuer l'exécution
Nous y voilà ! Après avoir mis en place un framework de tests dans l'article précédent, il est temps d'implémenter le mot NEXT.
Un petit rappel du premier article de Moving Forth : NEXT est le mot qui permet de faire avancer l'exécution d'une séquence de pointeurs vers des mots Forth. Son pseudo-code (en modèle Indirect Threaded Code) est le suivant :
En 6502, le code est un peu long, car l'adressage indirect nécessite de passer par des registres en page zéro. Et les manipuler demande plusieurs instructions. Je …