Il y a quelques mois, je tombais par hasard (autant que l'on puisse attribuer au hasard la manière dont est transmise l'information sur Internet) sur un Kickstarter pour le numéro trois d'un magazine nommé Eight bit.
La promesse est celle d'un magazine dont les sujets tournent autour des ordinateurs de l'époque 8 bits, s'adressant à la fois aux collectionneurs mais aussi aux utilisateurs de ces machines. Ceci sous la forme d'articles tournant autour d'Histoire et présentation de matériel, d'articles techniques et de tests.
La côté assumé et séduisant est celui d'être un vrai magazine papier, avec une mise en page à l'ancienne un peu modernisé. Une sorte de fanzine d'extrêmement bonne qualité avec un contenu fourni.
Après réception et lecture des trois premiers numéros, je peux dire que j'ai apprécié. Dans l'ensemble du moins : comme dans chaque magazine, il y a des parties que je survole un peu plus que …
Après cette pause estivale, reprenons là où l'on était restés. Dans l'article précédent, je parlais du langage machine, une suite de signaux provoquant l'activité d'un processeur selon des directives précises.
Un inconvénient du langage machine, c'est qu'il est peu pratique à manipuler. Par exemple, sur un Z80, charger l'accumulateur (une mémoire spécifique interne au processeur) avec la valeur 1, je dois écrire : 00111110 00000001 en binaire, ou encore 3E 01 en système hexadécimal.
Écrire de cette manière n'est pas simple, prend beaucoup de temps avec un grand risque d'erreurs. Relire est encore pire. Programmez une machine de cette manière et vous ressentirez a priori rapidement le besoin de manipuler des éléments plus faciles à comprendre pour un Humain.
Et c'est ainsi que du langage machine on passe au langage d'assemblage, ou, par abus de langage, à l'assembleur.
L'assembleur
La première chose à savoir est que l'assembleur est un programme. Mais …
Lors des articlesprécédents sur l'affichage, un résultat était net : c'est lent ! Extrêmement lent. Les magazines ou de livres consacrés à la programmation des machines personnelles des années 1980 affirmaient tous ceci : si vous voulez quelque chose de rapide, passez à l'assembleur.
Que signifie utiliser l'assembleur, et en quoi c'est différent du BASIC ? Pourquoi est-ce que c'est plus rapide ? Était-ce vraiment la seule solution ? C'est ce que nous allons voir dans cet article et les suivants.
J'ai tenté plusieurs approches pour arriver au premier programme en assembleur dans une série d'articles. Et j'en suis arrivé à la conclusion qu'il n'y a pas moyen de passer outre quelques explications rapides des constituants de l'ordinateur et de leurs fonctionnements.
On va tout de même garder une vue large et schématique pour la plupart des composants. Pour le microprocesseur, un Z80 sur le VG5000µ, il faudra descendre un peu vers le fonctionnement …
Il y a deux mois, je publiais ma première récréation en 3D, une évocation d'un VG5000µ. J'avais modélisé la machine un peu au jugé et au final, il y avait pas mal d'erreurs dans les dimensions. Un peu trop à mon goût. J'ai donc refait l'exercice, cette fois avec un VG5000µ et une règle à côté de moi.
Et voici le nouveau résultat, bien plus satisfaisant.
Après la description de l'utilisation de l'affichage haute-définition du VG5000µ, voici le fichier au format K7 et format WAV qui vous permettra de lancer le programme sur votre propre VG5000µ ou un émulateur.
Au passage, le programme contient la version avec la maison sans l'inversion vidéo qui avait lieu dans l'article précédent.